coaltar


coaltar ?

Antonioni

Comme toute revue littéraire, coaltar est née d’un désir, celui de publier des textes dont on se sent proche et de profiter de cet élan pour écrire soi-même.

Il était dit dans le premier éditorial, en octobre 2008 :

[…] coaltar se veut « littéraire ». Le terme est ici employé faute de mieux puisqu’image et son y seront aussi présents que les textes écrits. On comprendra que « culturel » soit sans autre écarté puisque propriété des ministères et des start-up.

La ligne directrice de la revue n’est pas définie par une proclamation préalable, un manifeste ou une œuvre de référence. Il y a danger dans la mesure où cette démarche relève essentiellement du désir et que la volonté d’offrir une pluralité de points de vue implique de placer la barre assez haut sans vraiment connaître la hauteur des montants […]

[…]  coaltar écrit depuis la Suisse d’expression française (où se côtoient toutes les langues de la planète), pas sur celle-ci, dont les mérites et les symptômes ont été déployés ad nauseam depuis le milieu du siècle dernier. En matière de perception et d’expression, l’une de ses particularités est le ton de ce qui s’y écrit. Le baroque y est rare, comme l’est la préciosité. Ce qui souvent prédomine est une forme de pesante mélancolie, de modestie, voire de timidité ontologique. Comme si le respect de la langue se mêlait à la crainte de la froisser. Les grandes exceptions — Bouvier, Lovay, Velan et autres — sont pour nous des références.

La « fiction » côtoiera la « théorie », l’expérience alternera avec le coutumier. Ce qui est cherché n’est pas le mélange des genres en tant que tel mais celui des pratiques […]

Il y aurait aujourd’hui peu à changer à ce texte, à l’exception du dernier paragraphe puisque coaltar a en définitive entièrement basculé du côté de la « fiction » (ou de la « narration ») et n’a publié que très peu de textes « théoriques ». Ce choix s’est imposé dans la pratique. Il ne résulte pas d’une volonté arrêtée à la suite de longues réflexions sur la question. Autre signe que, dans son fonctionnement, coaltar est empirique.

Implicitement, certains désiraient une revue quelque peu « élitiste » (placement de la barre le plus haut possible). Sur ce point aussi, la pratique a montré que le mélange des genres narratifs interdit la clôture propre à certains mouvements d’avant-garde campés sur des positions très arrêtées.

Enfin, s’il y a une particularité de coaltar comme revue en ligne, c’est celle de son rapport au temps. Une fois un numéro placé sur le web, il y demeure un mois sans changement aucun, à quelques exceptions près. Il s’agit en effet d’éviter les incessantes modifications que l’on trouve sur les médias électroniques (tant au niveau des guignols flash que dans le déplacement continuel des mêmes articles à seule fin de simuler vitesse et diversité : politique de supermarché).
Les réactions aux textes, vidéos et autres de coaltar se font par l’intermédiaire du courrier électronique et non via un blog : l’échange n’est pas plus long et l’on en reste à l’essentiel.

C'est par courrier électronique également que vous pouvez adresser vos textes, vidéos, photographies etc. à la revue. Le groupe est très attentif à tout ce qu'il reçoit.

A vous.