dépréciation absolue d’une culture à laquelle se substitue une gigantomachie du quotidien, nature à son tour et donc irréfutable. C’est de celle-ci qu’on peut tirer non pas des récits mais des fragments, morceaux, éclats, on verra la récurrence du gravat, à seule fin de la saisir au vol comme snapshot d’une décapitation, et non de lui prêter une valeur dont elle ne saurait que faire puisqu’elle nie tout autre mode d’appréhension que la totale adhésion à ce qu’elle nie, c’est-à-dire tout, comme tout fascisme bien entendu parvenu à son terme verrait le dernier fasciste se tirer dans la tête, comme la gomme du dessinateur efface la main qui le dessine, ce tout dont le désenchantement achevé ouvre sur des Illuminations dont on a peine à appréhender et l’amplitude et la qualité de nuisance, faisant de cette génération et d’une ou deux autres une solution de continuité, le cul entre deux chaises, solution d’où se peuvent saisir un peu ce qui fut, ce qui n’est pas et ce qui risque fort d’être absolument, d’où la perception un peu gourmande encore remet sur le métier Pankow, Thulé, Djakarta ou Basel-Stadt, les costumes gris croisés, les robes jaunes et les pantalons courts d’un monde dont on espère un peu qu’il se lit entre les lignes parfois. Rétrospectif et en piqué, il semble pourtant que le tropisme est sur le retour, que le texte décrit pour la seule édification du lecteur, sa justification, son initiation à quelque savoir explicite, et qu’en tant qu’intermédiaire il doit, on parle du texte, se tenir ferme, irrémédiable progression du début vers la fin par le milieu et couler clair, être illico saisi quitte à pétarader un peu pour la forme, épiphanies middle-class et tout compris, numérique et génomique un peu, réaliste beaucoup sur ce qui s’érige et s’effondre au-delà d’un certain seuil, de revenus. Or, ça commence à se savoir, le champ d’épandage s/s ne peut être décrit comme on décrit encore, et parfois fort bien, ce qui nous a précédé, tout du cunéiforme législatif à la narration manifeste où le lecteur peut se retrouver et mesurer à l’inch l’étendue des heurs et malheurs antécédents, pour faire bref épopées, chansons de geste, romans, poèmes, récits encore aujourd’hui remis au goût et dont on pourrait peut-être allonger un peu la liste. Mais non, solipsisme c’est très certain, expérience si ça va et, si ça va plus encore, reflet mille fois concassé d’un temps qui travaille dur à oublier l’avant et, pour ce faire, puise à satiété dans les histoires pour les momifier multicolores et racoleuses dans les diurnes et nocturnes les plus subreptices de l’achalandé : ce qui doit rendre
Jean-Jacques Bonvin