Aujourd’hui, elle voit ce visage, sans souffle, sans battements de cils
Ce corps hier ondoyant, aujourd’hui silencieux
Ces mains sur le corps
Aujourd’hui elle pense au temps
Celui d’avant d’être né
Et celui d’après
Lorsque le souffle s’est épuisé
Aujourd’hui elle regarde les arbres et la fin de l’été
Elle aspire le vent
Aujourd’hui pensant au visage et aux mains
Elle ne sait plus rien
Catherine Pollen