Baïkal
Le lac,
c'est la mère au soldat tout le jour recueillie sur le petit dans l'isba aux reflets de pilotis et des mouettes il y en a encore mais là tu ne t'attendais pas aux pierres rondes au fond de l'œil du monde, Baïkal, que tu ne verras pas sous l'arche de la barque, partir.
Catalogne
Ne te mens pas :
Le monastère haut-perché, bien…
Et le port, restaurant
Chaloupes et chat d'eau
Serveuse arabe, soupe
Les retraités du premier mai.
Hors du lit
Endormi hors du lit
pendant les heures de soleil
La sonnerie dans le dédale
la voix cryptée c'est lui
inaudible métal
- C'est toi ?
Il est à la montagne…
l'eau manque,
et la récession,
avec précision
Marchent les choses
malheur est bon
manger moins
manger
J'ai menti un peu - le jet meut le pis
tant mieux je pige et - je m'étends au pieu
… reviens vers Billie
me prépare un thé
le temps du gravier
manger des grives.
épilogue :
les jeunes gens fuient au centre du labyrinthe
Tomsk
La piscine,
c'est glissant dans une ville chaude sèche où la poussière tombe le soir le long du ciel de cyan
Et puis soudain enfin la pluie en boules blanches
les poignets dorés des portes tremblent
les roues giflent les flaques jusqu'à la double vitre
la nature morte attend mon sac
et la télé montre le monde une minute entière
Vincent Deyveaux