Vie de Laure Antoinette Malivert

Tous ces noms qui ont disparu à jamais. Tous ces textes qu'on ne lit plus. Tous ces mots que le temps a effacés.
Qui se souvient encore de Robert Caze (1853-1886) ? Le Milieu littéraire parisien de l'époque voyait pourtant en lui un concurrent de Guy de Maupassant et opposait son influence à celle de Mallarmé. Ses poèmes, romans et nouvelles, textes solides, intéressants, émouvants, étaient très appréciés par leurs lecteurs. André Breton, quelques décennies plus tard, en dira le plus grand bien…
Qui se rappelle encore, à plus forte raison, Laure Antoinette Malivert (1853-1919), son amie et amante ? Eux, et beaucoup d'autres qui n'ont pas plus surnagé, écrivaient, publiaient un peu ou beaucoup, rêvaient de réussir ou de faire une œuvre. Edmond de Goncourt les citait dans son Journal. Mais moi qui l'ai lu consciencieusement du début à la fin, je ne me souviens même pas d'avoir vu passer leurs noms ou leurs silhouettes.
Des amants dont je parle, amants platoniques semble-t-il, selon Antonio Caula en tout cas, c'est Robert Caze seul dont la trace est encore un peu visible sur le sable de l'Histoire. Moins à cause de ce qu'il a écrit que parce que sa mort a marqué le Milieu. Victime d'un duel machiné en sous-main par Barrès, le bouillant Caze s'est embroché tout seul sur l'épée de son adversaire.
Laure Antoinette Malivert, elle, a été complètement gommée de la vie littéraire. Seules quelques allusions dans le Journal d'Edmond de Goncourt témoignent de son existence.
C'est un cas d'école. Dans le Milieu composé d'hommes, le mépris pour les écrivaines est avéré. De plus, Caze a régulièrement pondu des poèmes et des romans. Laure Antoinette n'a publié qu'une nouvelle.
Si tout le reste de sa production est inédit, c'est pour des raisons personnelles ou conjoncturelles : les obstacles devant les portes des revues masculines et la peine à faire de ses textes quelque chose que son époque pouvait considérer comme achevé. Son écriture est hors norme. Elle expérimente la langue, privilégie le fragment, toutes choses peu vendeuses à l'époque, et qui nous la font paraître aujourd'hui moderne, multiple, se cherchant dans les vents contraires, à la limite du dérèglement intellectuel que la lecture de Rimbaud a peut-être encouragé, et qui lui semble avoir été de toute façon naturel. Parmi ses tentatives un peu échevelées, il y a franchement du nouveau. Mais le savait-elle, elle qui n'avait pas vraiment le sens du suivi ? Sentait-elle qu'elle était, selon une formule d'Antonio Caula, tout un orchestre sans chef ? Peut-être. Ni les obstacles ni les inaboutissements ne l'ont en tout cas jamais fait douter de son talent et de sa vocation.
Malgré l'intérêt de ses écrits et l'exemplarité de son histoire, il a fallu une sorte de miracle pour que ses textes engloutis apparaissent. En vrac : la revue littéraire argentine El Mercurio de América, une bourse de recherche, l'établissement des études genre, Antonio Caula et son obstination à faire connaître autour de lui celle qu'il considère comme une femme écrivain de premier plan…
Ce sont les recherches de Caula qui ont exhumé l'œuvre presque complète mais pas toujours datée de Malivert : critique, fiction sans narration, journal, chronique, morceaux de textes, bribes de poèmes… Jusqu'à présent, seul Bruits, sa nouvelle publiée grâce à Rachilde, pouvait être accessible, en traduction et difficilement. La puissante Rachilde du Mercure de France. Laure Antoinette en a été brièvement la protégée. On ne connaît pas bien les détails de cet épisode. C'est peut-être, hypothèse personnelle, parce que Rachilde s'intéressait à l'identité sexuelle et à l'inversion qu'elle a été fascinée par Laure Antoinette, qui écrivait sur la psychologie féminine de façon choquante pour son époque, et qui vivait dans ces années-là proche d'autres femmes.
Bruits dans la foulée a été traduit en espagnol. Bruits grâce à quoi Antonio Caula, découvrant les relations de Robert Caze avec cette nouvelliste, s'est intéressé à elle, et a finalement résolu de changer son sujet de recherche et de la consacrer à cette inconnue dont il veut faire un symbole.
Il est vrai que la destinée Malivert pose des questions intéressantes sur le système littéraire, ses exclusions, ses consécrations, ses valeurs, et sur la disparition ou la survie d'une œuvre.
Laure Antoinette Duparc, donc, est née en 1853, à Lyon, dans une famille de drapiers. La période qui précède la rédaction de son Journal nous reste obscure. Elle le commence à dix-sept ans. Les allusions qu'il contient permettent de déduire que la fillette a été élevée en grande partie par sa grand-mère, que sa mère était fofolle, quoique ou parce que héritière d'une famille de grand nom, bien argentée mais conjugalement déglinguée à la suite des excès de monsieur. Du coup, maman avait des amants. Digne héritière, Laure Antoinette a été chassée à dix-neuf ans de l'école des bonnes sœurs après une fugue faite avec un certain Georges, un ex-amant de mère !
Cela n'a surpris ni les parents ni les médecins. On la trouvait depuis longtemps « un peu bizarre », avec « l'esprit dérangé », explique-t-elle. Ses errements nous semblent aujourd'hui tout à fait bénins. C'était une jeune fille imprévisible, peut-être un peu trop intelligente et libre d'esprit, souffrant de l'étroitesse de son milieu, refusant la religion comme exutoire et devoir, n'allant pas à messe, envoyant des domestiques acheter pour elle les petits journaux d'opposition, ce qui scandalisait sa famille conservatrice. De plus, elle se gavait de littérature.
A l'époque, les librairies de Lyon ne veulent pas des saletés de Paris. Ils désignent ainsi le nouveau roman dégénéré descendant de Flaubert : les naturalistes. Laure Antoinette lit et relit donc Chateaubriand, Vigny, Lamartine et quelques Balzac. Ses études sont solides. Elle aime et connaît très bien la Renaissance et le Grand Siècle. Mais évidemment les bonnes sœurs ne lui ont rien dit des philosophes du XVIIIème.
Elle a décidé de devenir écrivain, sent qu'elle a du talent, commence à chercher sa voie et veut fuir sa famille qui pense la calmer par un mariage. C'est ainsi qu'elle se laisse lier à Charles Malivert, banquier lyonnais plus âgé qu'elle. Un homme qui se rend fréquemment en Suisse pour ses affaires. La plus grande influence de Charles sur elle reste d'ailleurs de l'avoir rapprochée des cantons, où elle fera de fréquents séjours, avec ou sans lui, et où elle finira par résider et mourir. Si bien que ce sont les Archives de la Vie privée de Genève qui ont recueilli tous les textes de Laure Antoinette après qu'ils ont séjourné pendant des décennies dans une cave.
Que sait-on d'elle à l'époque qui suit directement son mariage ? Elle tient son journal dans lequel elle relate sur un ton personnel ses pathologies (la melancholia particulièrement). Sa neurasthénie la pousse à des cures fréquentes que son mari approuve. Elle se dit souvent malade, une partie de son corps ne va pas bien, elle y revient de manière obsessionnelle. La peau rouge, des démangeaisons… De nos jours, les médecins utiliseraient probablement le mot psychosomatique. Il lui arrive d'avoir horreur d'elle-même. Parfois les crises se succèdent, elle ne se les explique pas mais elle y est très attentive. Ces soucis l'amènent à pratiquer l'autoanalyse, à creuser le sillon, et ce qui est remarquable pour nous : dans un souci de la forme constant et une sorte d'inventivité kafkaïenne.
Les liens de Charles avec la Suisse, donc, et un souci de discrétion très bourgeois, font qu'elle se soigne sur la Riviera, prend les bains à Champel, Loèche ou Évian. C'est lors d'un de ces séjours qu'a lieu la première des deux révolutions qui vont la transformer et en faire l'écrivain qu'elle voulait devenir.
En 1874, à 21 ans, elle rencontre Robert Caze. C'est un auteur français, un Toulousain élevé à Paris qui a dû fuir la France après la Commune. Pour vivre, après avoir fait du journalisme à Fribourg, il étudie la littérature française et l'histoire à l'Ecole cantonale de Porrentruy, écrit des articles dans le Progrès ou le Démocrate, des journaux de Delémont. Caze retrouve un ami ex-communard, hébergé par le directeur de la maison de santé qui a des idées « avancées », et le sens de la famille. Laure Antoinette est là. Premier contact. Il y a un lapsus passionnant, qu'elle rapporte dans le compte rendu de leur rencontre, et dont on peut déduire pas mal de choses sur ses relations avec le mari. Elle voit « un jeune monsieur vêtu à la diable, qui, me présentant ses respects, s'enquit : « Madame, ou Mademoiselle ? – Madame », répondis-je en mentant… » Elle est mariée depuis deux ans.
Robert lui expédie du Jura Germinie Lacerteux (1865) et Thérèse Raquin (1867), avec un mot demandant la permission de venir en parler avec elle un jour. Elle répond. Accourez chère âme, ou quelque chose dans le genre. La lettre est perdue.
Donc ils se revoient. Caze est pris entre deux feux. Le Jura est devenu sa nouvelle patrie. Il y est parfaitement bien. Il plaît beaucoup, les gens l'aiment. Ce méridional sait boire son verre, il amuse les gens par son esprit, ses blagues, son absence de prétention. Sa popularité est grande, son influence aussi. Couronnement de son intégration, il est fiancé à la fille d'un gros imprimeur du lieu.
Mais Laure Antoinette représente autre chose pour lui. La France peut-être, le milieu cultivé, la littérature, la fille de grande famille, qui sait ? Et puis leurs différences : neurasthénie et entrain, maladies et bonne santé, ruminations et esprit d'entreprise, retrait et insertion dans le réel… Donc il trouve un moyen de lui faire comprendre qu'il est fou d'elle. A quoi, sans hésiter, elle répond qu'elle l'aime autant. Ils s'exaltent. Deux jeunes écrivains, vous voyez… Avec les projets, la conquête, la gloire, les manuels de littérature pour finir…
Laure Antoinette feint la maladie pour rester à Montreux et revoir Robert. Elle découvre ses écrits et les trouve sublimes. Il lui fait connaître les auteurs du XIXe qu'il admire. Ceux qui parlent des pauvres, des filles obligées de se prostituer, des enfants martyrs dont les pères passent leur temps à l'assommoir. Du coup, la Malivert devient progressiste en art.
Puis l'histoire se complique. Le directeur de l'établissement trouve depuis toujours Laure Antoinette à son goût. Elle s'en est bien sûr aperçue. Il décide de lutter contre Robert Caze sur son terrain, lui passe ses écrivains favoris dont le Journal fait la liste. Banville, Verlaine, Hugo, Barbey d'Aurevilly, et le Balzac philosophique et fantastique. Caze le prend mal. C'est un combat esthétique qui déniaise Laure Antoinette – d'après Antonio Caula qui a analysé cette partie du Journal, le directeur en sort vainqueur. Complètement, d'après lui, et sur tous les plans.
Mais ça n'induit pas une rupture entre Caze et Malivert, qui resteront très proches jusqu'à la mort du Toulousain. Disons pour faire très simple que leur amour se transforme en amitié. Il y a toujours pas mal d'exaltation épistolaire. Mais Laure Antoinette n'éprouve plus le besoin de voir souvent Robert, et elle accepte bientôt de suivre Charles à Paris, ville très favorable aux affaires de Monsieur.
Ils y habitent un hôtel particulier assez vaste pour que ces deux désaccordés ne se gênent en rien. Les cures sur la Riviera rythment ces années, la Riviera, dont elle célèbre la « dominante violette » que Courbet détestait, cette lumière travaillée par les montagnes d'en face. Quand madame ne thermalise pas et n'entreprend pas une excursion dans les Alpes ou les montagnes du Jura, elle s'asseoit romantiquement sur un rocher du quai. L'écume des vagues violentes l'asperge. Elle se met à l'élaboration de contes fantastiques.
Cette période dure jusqu'à l'amnistie du 11 juillet 1880 qui permet le retour des réfugiés politiques de la Commune. Caze se réinstalle à Paris. Il collabore à divers journaux et revues : Le Cri du peuple, Le XIXe siècle, L'Intransigeant L'Opinion, Le Réveil, Le Voltaire… On le reçoit dans le Grenier des Goncourt. Il y amène Laure Antoinette qui voit, dans cette pièce consacrée aux collections du maître, un Zola grognon et un Daudet perclus de douleurs qu'on doit soutenir quand il marche. Caze lui-même tient salon. « Un vrai carrefour de talents en devenir » (Louis Marquèze-Pouey, Le Mouvement décadent en France, Paris, PUF, 1986 p. 48.) S'y croisent Huysmans, Verlaine, Henry de Régnier, Jean Moréas, Paul Adam, Pissarro, Signac, Seurat et, bien sûr, la Malivert, souvent seule femme avec Louise, la fille de l'imprimeur jurassien qui est devenue Madame Caze.
Michel Décaudin (La Crise des valeurs symbolistes, 20 ans de poésie française, 1895-1914) en parle à la page 195 de son ouvrage. C'était un salon « tout entier dévoué à l'impressionnisme » d'après Vielé-Griffin, où se réunissaient pour la première fois quelques futurs symbolistes. D'où une lutte d'influence. D'une part Caze, une « littérature à la Condillac, traduisant d'heure en heure la sensation directe ». D'autre part Mallarmé, un « art spirituel d'expression musicale ». Et Laure Antoinette au milieu des deux courants, sans doute un peu flottante comme à son habitude.
Puis Caze meurt en duel. Journal des débats, mardi 16 février 1886 : « Un écrivain M. Robert Caze, avait envoyé samedi ses témoins, MM. Paul Adam et Dubois-Pillet à M. Charles Vignier, au sujet d'un article publié par celui-ci dans la Revue Moderniste. D'accord avec les témoins de ce dernier, MM. Adrien Remacle et Emile Hennequin, il avait été convenu qu'une rencontre aurait lieu lundi matin à Clamart. L'arme choisie était l'épée de combat. Cette rencontre a eu lieu à dix heures du matin. Au premier engagement, M. Robert Caze a été atteint d'un coup d'épée au côté droit, et, sur l'avis du médecin, le combat a été terminé. »
Touché au foie, Caze meurt six semaines plus tard, à son domicile du 13 rue Condorcet. Crise grave de Laure Antoinette. Séjour à la Clinique de Passy, chez le docteur Blanche.
C'est après cette mort que se produit la deuxième révolution qui va influer sur l'écriture de Malivert. Par fidélité à Caze ou par une sorte de devoir de mémoire, Laure Antoinette décide de reprendre son salon. Aussitôt guérie, elle reçoit les habitués chez elle, au Boulevard Malesherbes, dans le 8e arrondissement. Charles est ravi : il faut bien que sa femme s'occupe, et puis il commence à avoir des visées politiques, et ces rassemblements, pense-t-il, peuvent lui être utiles.
Il se trompe. Le salon va évoluer dans un sens qui desservira ses ambitions. Echaudée par l'isolement dans lequel elle se trouvait lors des réunions chez Caze, Laure Antoinette attire petit à petit autour d'elle d'autres femmes instruites, celles qu'on pourrait appeler les intellectuelles (le mot n'existait pas encore).
Un premier regroupement se fait autour des œuvres de George Sand. Consuelo (surtout dans sa dernière partie), et Indiana étaient depuis longtemps des livres de chevet de la maîtresse de maison.
Petit à petit, grâce à ces nouvelles arrivantes, Laure Antoinette approfondit un aspect du monde qui la préoccupait déjà. Son éducation se perfectionne grâce à des rencontres et des connaissances. Le salon s'interroge sur l'émancipation des femmes et devient un centre d'activité. Il attire des célébrités, par exemple Louise Michel, de retour de sa déportation en Calédonie. On y invite des conférenciers. L'un par exemple parle de Solidarité, d'Hippolyte Renaud, ouvrage de vulgarisation sur Fourier. Solidarité, qui est réédité tout au long du siècle, et dont Zola s'inspirera directement pour écrire le 2e roman de sa quadrilogie, Travail, en 1901. (Laure Antoinette en dira le plus grand bien dans son journal).
Avec George Sand, une autre grande figure inspiratrice du salon est Flora Tristan. Elle est morte mais ses disciples s'occupent d'enseignement gratuit, d'hygiène, d'alphabétisation. Elles organisent des associations de bienfaisance pour défendre les femmes d'ouvriers, souvent victimes de leurs employeurs et de leurs maris, et dont les syndicats ne s'occupent pas.
Plusieurs des habituées du salon sont restées célibataires ou ont contracté des « mariages de Boston ». Elles vivent ensemble sans scandale : on ne croit pas au désir féminin. C'est par leur biais que Laure Antoinette Malivert fait la connaissance de Rachilde et lui propose Bruits. Finalement, l'affaire ne se fait pas au Mercure de France, mais un Argentin proche de la revue et séduit par le texte le traduit et le fait éditer en 1898 dans El Mercurio de América. Ruidos est publié sous un pseudonyme masculin.
C'est déjà de l'histoire ancienne pour Laure Antoinette dont les réflexions et les écrits ont pris un autre tour. Elle célèbre des figures comme celle d'Elisabeth d'Autriche, Sissi, dont elle décide d'entreprendre une biographie qui restera un simple projet. Elle noue et entretient des relations dans l'Europe entière. Une rencontre particulièrement importante pour elle est celle d'Emma Pieczynska, dont elle fait la connaissance probablement au mois de décembre 1906, lors d'un séjour à la clinique Valmont, à Glion, au-dessus de Montreux. Emma Pieczynska, elle, est en cure à Leysin. Elles évoquent l'ouvrage de cette dernière, L'Ecole de la pureté, que Laure Antoinette avait lu en 1900 déjà, et sur lequel elle a pris des notes en vue d'un ouvrage qui ne verra pas le jour.
Notre héroïne, à ce moment-là, a cinquante-trois ans. La mort de Charles, suvenue en 1907, inaugure une nouvelle et dernière période dans sa vie. La dégradation de sa santé et le désir de calme l'amènent à quitter Paris. Elle revient vers cette Suisse qu'elle connaît bien, qu'elle a toujours fréquentée, s'installe dans une villa à Conches, près de Genève, d'où elle tient un commerce épistolaire conséquent jusqu'à sa mort, en 1919, à soixante-six ans.
Ses nièces conservent la maison jusqu'en 1995. Au moment de la vendre, leurs héritières s'avisent de la masse de papiers qui encombre la cave. Elles pensent d'abord à tout jeter puis un scrupule les retient. C'est en les contactant qu'Antonio Caula, boursier argentin, venu en Suisse pour travailler sur Caze, découvre les textes en 2010…
Il s'en est fallu de peu. Sans ces concours de circonstances, les textes de Laure Antoinette Malivert auraient disparu à jamais. Son nom aussi.
Comme ces milliers d'autres dont il reste peut-être une mention dans les gazettes littéraires du XVIIIème ou dans les Journaux des écrivains du XIXème, sur laquelle on bute un peu, se demandant quel destin et quelle œuvre peuvent bien être liés à ce nom. Puis on passe…

Alain Bagnoud