– Une chose encore Chet. Quand tu verras ce film dans quelques années, ce sera pour toi un bon moment ?
– Comment pourrais-je le voir autrement Bruce... Comment pourrais-je le voir autrement... Santa Monica... Cette scène à l'hôtel, et le bar, et les auto-tamponneuses, et le studio, et la plage... C'était tellement beau de voir tout ça... C'était un rêve, tu sais. Ces choses-là n'arrivent pas... Rien qu'à très peu de gens.
Chet Baker, Let's get lost
coaltar : quelle suite ?
Voici la rentrée pour presque tout le monde, les agendas neufs, l'organisation, les cases à remplir dans les emplois du temps. Comment va-t-on gérer le quotidien sans y perdre enthousiasme et créativité ? On se jure bien qu'en tout cas on fera mieux que l'année dernière.
coaltar n' échappe certes pas à cette remise en question. La revue connaît des moments de réflexion intenses et parfois difficiles : il faut se renouveler, préciser les rôles des membres du groupe, réorganiser les tâches éditoriales, afin de ne pas épuiser ses forces dans l'intendance. Voilà l'état des lieux en septembre.
Mais septembre, alors que le rêve éveillé des vacances s'éloigne, c'est aussi le moment de retrouver dans nos heures de lecture les ressources singulières de l'imagination et de l'intelligence. Prenons le temps de lire pour nous lire, découvrir, nous perdre, redevenir.
En vous souhaitant de garder coeur et courage, coaltar vous propose donc ces quelques nouveaux voyages immobiles.
Qu'ils puissent prolonger ou faire commencer les vôtres !
Merci de nous accompagner encore à l'avenir, et merci aussi de vos nombreux courriers.
Marina Salzmann

